Dossier de presse

 

PRESSE ÉCRITE

2017-06-15

La Tribune

«Des murs pour les artistes chez IMMEX», Matthew Vachon

2016-11-28

Le Charlevoisien

«La ville dans l’œil de Chantal Lagacé», Émilie Bernier

2016-11-27

CIHO

«Françoise Sullivan expose au Musée d’art contemporain, Chantal Lagacé L’influence de l’urbanité»

2015-02-11

La Pensée de Bagot

«Deux réflexions sur le temps et le milieu de vie», Alain Bérubé

2015-01-26

La Tribune

«Les «frappes identitaires» de Chantal Lagacé», Christine Bureau

2014-11-29

La Tribune

«Histoire et beauté à hauteur du sol», Steve Bergeron

2014-01-22

Le Journal de Sherbrooke

«Six de nos artistes entrent dans la collection Loto-Québec», Cynthia Dubé

2014-01-16

La Tribune

«Des artistes d’ici dans la Collection», Chloé Cotnoir

2014-01-04

La Tribune

«Eau et énergie entre les murs, Les belles promesses 2014», exposition Repérage de Loto-Québec au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke

2012-03-29

Le Journal l’Étincelle

«Motifs détourés de Chantal Lagacé» à la Maison de la culture de Brompton, Monique Nadeau-Saumier

2012-03-25

La Nouvelle

«Regard (s) sur la ville», Amélie Boissonneau

2011-08-04

Le Journal de Sherbrooke

«Sherbrooke et l’art public : des œuvres au coin de la rue»,  Mylène Alarie

2009-01-09 

Le Journal de Sherbrooke

«Chantal Lagacé dernière chance», Nos Sorties

2008-12-20

La Tribune

«Sherbrooke, comme vous ne l’avez jamais vue», Laura Martin  

2008-12-12 

The Sherbrooke Record

«The holiday season at MBAS», Corrina Pole

2008-11-06 

Voir Estrie

«Glaneuse urbaine», Matthieu Petit

2008-09-31

Le Journal de Sherbrooke

«Sherbrooke, vue par Chantal Lagacé», Cynthia Dubé

2008-09-24 

Townshippers’ E-Bulletin

«Plan B», Valérie Bidger  

2008-09-04

Voir Estrie

«Ça ne change pas le monde, sauf que…», Matthieu Petit  

2008-09

Eastern Townships Reseach Centre

«Chantal Lagacé, Plan B»

2007-12-20

Voir Estrie

«Architecture sherbrookoise», Mathieu Petit, p. 4

2007-12-10

RUMEURS 

«Le patrimoine architectural vivant de Sherbrooke», Vol. 6, no. 49

2007-12-08

La Tribune

«Poésie et histoire urbaine», André Laroche, p. S-15

2003-08-16

La Tribune 

«La migration ferroviaire, un regard de tendresse et d’amour», Pierrette-Hélène Roy, p. G-6

2003-06-14

La Tribune 

«Un retour en 1900», G-10

1994-04

Le Journal Chaleur

«Un hommage au passé !», Alain Lavoie

1994-04-24

Le Journal Chaleur

«Terre : ma mère, de Chantal Lagacé», p. 7

1992-07-19

Le Peuple Tribune

«Lévis en oeuvre fort sur la ville, Regart offre la visite guidée sur les huit sites», Denis Bouchard, p. B-1

1992-06-21

Le Peuple Tribune

«Une exposition estivale sur 8 sites», Denis Bouchard

1992-06

Le Clap

«Pont Lévis», Céline Allard, p. 42

1991-09-10

Le Peuple Tribune

Vernissage chez Regart », Luc Nolet, p. B-1

1991-09-03

Le Peuple Tribune

«Pour démystifier l’art incompris», Luc Nolet, p. B-1

1991-09

Rive-Sud Express

«Regart s’implante dans le vieux Lévis», Nathalie Bégin

1991-08-29

Le Soleil

Premier centre d’art actuel à Lévis, Claudette Samson, p. C-2

1990-09

Le Soleil

«Tension», Où aller à Québec, p. C-6

1990-09-30

Le Soleil

«Évanescence chez Chantal Lagacé»

1989-06-10

Le Soleil

«Chambre Blanche : dix artistes racontent des histoires», Lisanne Nadeau, p. F-10

1989-05-09

Le Peuple Tribune

«Les 24 heures de Regart»

1988-09-19

Le Soleil

«Québec sous-terrain, une belle richesse d’inspiration»

1985-09-20

Le Soleil

«Regart»

1985-09

Le Peuple Tribune

«Deux vernissages à Lévis enfin de semaine»

1985-09

Le Point

«Un tournant décisif pour les arts visuels»

1985-09

Le Peuple Tribune

«Regart : Une perception différente de la pratique artistique»

1985-09

Le Point

«Une des rares manifestations d’art actuel à Lévis»

PRESSE INTERNET

2016-11

«Chantal Lagacé – Commencer au ras du sol»

Le Charlevoix culturel

http://www.charlevoixculturel.com/evenemement.aspx?id=1635&dateStart=11/26/2016%2012:00:00%20AM

2014-01-16

«Six de nos artistes entrent dans la collection Loto-Québec», Cynthia Dubé

Le Journal de Sherbrooke

http://www.lejournaldesherbrooke.ca/2014/01/16/six-de-nos-artistes-entrent-dans-la-collection-loto-quebec

2012-03-29

«Motifs détourés de Chantal Lagacé à la Maison de la culture de Brompton» 

Le Journal l’Étincelle

www.letincelle.qc.ca

2012-03-28

«Regard (s) sur la ville», Amélie Boissonneau

La Tribune

https://www.lapresse.ca

2012-03-26

«Motifs détourés – Chantal Lagacé, artiste peintre et photographe de la réalité urbaine»

Zone-art

www.zone-art.ca

2011-02-22

«Art & Culture, Présentation de l’oeuvre d’art du nouveau quartier général du SPS»

Ville de sherbrooke

Sherbrookeblogue.ca

2011-02-22

Les Arts et la ville

Les Arts et la ville

www.arts-ville.org

2008-09-21

«Chantal Lagacé. Plan B», Musées à visiter

www.museevirtuel.ca

PRESSE RADIOPHONIQUE

2015-11-02

CBIL 102,4 radio centre-ville Montréal

Entrevue de la commissaire Suzanne Pressé avec la journaliste Chantal L’Heureux Émission In situ |  Sujet Exposition collective  La variation est la norme Maison culture Frontenac / Chantal Lagacé

01 :72

2014-01-15

CFAC, radio étudiante Université de Sherbrooke

 

01 :00

2014-01-15

CFLX, 95,5, radio communautaire Sherbrooke

Entrevue avec Sylvie-L. Bergeron

02 :00

2012-03-24

CFLX, 95,5, radio communautaire Sherbrooke

Entrevue avec Sylvie-L. Bergeron

05 :00

2009-09-21 

CFLX, 95,5, radio communautaire Sherbrooke

Entrevue de Sylvie Bergeron  avec Lise Boyer

02 :00

2007-12-08

CFLX, 95,5, radio communautaire Sherbrooke

Entrevue avec Sylvie-L. Bergeron

05 :00

1994-04-19

CHNC RADIO, New Carlisle

Entrevue avec Linda Gagnon

06 :00

1994-04-26

CHAU TV, Carleton

Entrevue avec Christian Thivierge

03 :00

1994-04-25

CIEUX FM, Carleton

Entrevue avec Jean-François Babin

10 :00

MÉDIAS TÉLÉVISUELS

2013-03-18

MATV – Lézarts

Entrevue avec Emmanuel Corriveau

01 :00

2012-03-27

Radio-Canada, Le Téléjournal Estrie

Anick Moulin

 

2011-09-07

VOX

  

2009-01-07 

Radio-Canada, Le Téléjournal Estrie

Mélissa Fauteux

 

2009-11-03 

Canal VOX

Julie Normand avec Sarah Boucher

 

2009-09-07 

Canal VOX / Culture Corner / Townships Talk / mention

Joe Strizzi avec Lise Boyer

 

2007-12-03

VOX, Émission : « Diversité »,

Entrevue avec Julie Norman

Diffusion toute la période des Fêtes au Québec

04 :00

2007-12-07

TVA-Télé-7, La vie en Estrie

Entrevue avec Claudia Néron

10 :00

1990

VIDÉOTRON Câble 9,

Production pour un intermède.

Exposition  « Espace vital ».

02 :32

ARTICLES DANS LES REVUES D’ART, CATALOGUES D’EXPOSITIONS, PUBLICATIONS PRODUITE PAR UN CENTRE D’ARTISTES 

1998 Mars

Chantal Lagacé : Réconcilier la recherche de l’esthétique du travail de la main avec l’expression et le sens profond de nos désirs, L’ŒIL NU, Publication du RACE.

1992 Juillet

Lévis en œuvre fort sur la ville, Catalogue de l’événement produit par Regard, J. Desruisseaux, p. 4

1991 Novembre

Espace vital, Chambre Blanche, bulletin 19, p. 8

1991 Novembre

Chambre occupée, Chambre Blanche, bulletin 19.

1998 Janvier

Mémoire-miroir, L’ŒIL NU, vol. 1, no 31, p. 5

  

ARTICLES DE PRESSE

Le Charlevoisien

Emelie Bernier

Le Charlevoisien, le lundi 28 novembre 2016, 17h48

«La ville dans l’oeil de Chantal Lagacé»

Chantal Lagacé a une fascination pour la ville, ses objets, ses territoires. Au Musée d’art contemporaine de Baie-Saint-Paul, elle présente plusieurs œuvres en lien avec l’objet de sa fascination, un clin d’œil parfois ludique, parfois géographique, parfois même anthropologique sur ces lieux habités, vivants.

« Dans tout mon travail, le mot-clé, c’est la Ville. Je travaille sur la ville depuis une dizaine d’années et je la décline en différents axes de réflexion », explique Chantal Lagacé. L’œuvre la plus imposante se déploie dans la salle multifonctionnelle. De grandes feuilles fabriquées à partir d’assemblage de pages de bottin téléphonique y sont suspendus. « Le bottin téléphonique est venu tout à fait hasard, en voulant faire un appel. « C’est la trame urbaine dont j’ai besoin pour mes œuvres! » J’ai commencé à travailler avec ce matériau de différentes façons, et je me suis mise à faire des montages, des collages pour créer des territoires comme des quartiers qui recomposent la ville. D’un côté, on voit les noms des citoyens, de l’autre, en transparence, j’ai travaillé sur les terrains, les lots, c’est géographique », analyse l’artiste.
Une certaine fragilité émane de l’oeuvre. « C’est une installation éphémère vouée à disparaître comme le bottin lui-même… », avance Mme Lagacé. Des photographies de couvercles de regard, ou trous d’hommes, accompagnent l’installation. «C’est fascinant comme objet! Le nom de la ville est écrit. Si c’est une ville francophone, c’est en français. Le nom du fabricant est écrit, la fonction… Ce sont des marqueurs identitaires! », confie l’artiste.
Dans la verrière, Chantal Lagacé présente une multitude de petits objets glanés ça et là au cours de ses promenades chez elle, à Sherbrooke.

« En marchant, j’ai commencé à ramasser des petits objets. Cette œuvre commence du bas vers le haut. C’est un an d’objets ramassés sur les trottoirs de 2007 à 2008. L’oeuvre se déploie en strates horizontales et s’appelle Formation sédimentaire. J’amène la question : «est-ce que ces objets pourraient être des artefacts du futur? Est-ce qu’ils sont pertinents à conserver ?»
Des boîtiers réunissent des objets de même famille, ici des bijoux, là, des portes clés ou des fleurs, « naturalisés » comme le seraient des papillons par exemple. Des représentations picturales d’une ville imaginaire créées à partir de menus objets accompagnent l’ensemble.
L’exposition a été présentée précédemment au Musée de Valcourt et à la Maison de la Culture Frontenac.

« C’est ma première incursion dans ce magnifique musée, dessiné par Pierre Thibault, un de mes anciens professeurs. Je suis heureuse d’être ici! », conclut Chantal Lagacé.

 

Amélie Boissonneau
La Tribune de Sherbrooke, le 25 mars 2012
«Regard (s) sur la ville»

C’est une histoire d’urbanité, ou plutôt une histoire de Sherbrooke, que nous raconte Chantal Lagacé. Amoureuse de la ville, elle observe au jour le jour ses moindres changements. Et lorsqu’elle ne prend pas quelques clichés de ce qu’elle voit, c’est dans son atelier qu’elle décompose la cité pour mieux la dévoiler. Une démarche qui pose un regard nouveau sur une ville que nous avons tant l’habitude de côtoyer. Avec Motifs détourés, Chantal Lagacé pose un regard sur Sherbrooke, son architecture, son urbanisme, son histoire et son rythme effréné.

Pour représenter la ville à sa façon, Chantal Lagacé appose, sur des canevas de très grands formats, peinture, objets, photos et découpures de journaux. «Tout part du quotidien, explique-t-elle. Le mien, c’est celui de tous les jours. J’habite dans la ville, alors je m’intéresse au rapport que j’entretiens avec elle.»

Temps qui passe, architecture, histoire, géographie et occupation du territoire et de l’espace, voilà autant de thèmes qui accrochent l’oeil de l’artiste en arts visuels. «Je me dis que jour après jour, on ne porte peut-être pas assez attention à certains éléments qui nous entourent», ajoute-t-elle en citant comme exemple la fondation de Sherbrooke. On retrouve encore des choses de cette époque, c’est une chance de pouvoir les admirer dans notre paysage urbain, ça nous parle de notre histoire.»

Ainsi, Chantal Lagacé arpente la ville, appareil photo à la main, les sens ouverts en portant attention à chaque petit détail. «C’est une expérience dans la ville, reconnait celle qui se considère comme une véritable citadine. Je prends des photos, ramasse des objets, tout ça au rythme des tensions et des événements.»

Dans ses oeuvres, toutes ses petites trouvailles viennent se juxtaposer et de répéter dans un tout pour le moins organisé rappelant des thématiques urbaines et, dans ce cas-ci, propres à Sherbrooke. Plus encore, dans un tableau comme celui inspiré du centenaire du journal La Tribune, on retrouve voici et là des mots, des ruptures et des objets rappelant la discontinuité du temps et de l’espace. À cette ligne temporelle sont venues se greffer des morceaux d’histoire.

Petites vues

De son propre aveu, Chantal Lagacé a besoin d’espace dans ses tableaux pour présenter la ville à sa façon. Mais pour la toute première fois, elle présente des séries de petits formats. «À partir des photos prises dans la ville au fil des ans, j’ai porté une attention particulière à un détail que j’ai ainsi détouré pour le faire ressortir encore plus», souligne-t-elle.

Des balcons, des détails architecturaux, des fenêtres et des vitrines de commerce, les éléments urbains sont ainsi isolés afin de permettre au spectateur de les voir encore mieux. «Je souhaite que les gens apprennent à voir leur ville différemment. Nous créons la ville, elle est le reflet de nous-mêmes, elle est belle et heureuse.»

La prochaine étape? Ajouter du son à l’image afin de faire entrer les gens dans l’atmosphère de la ville. «Il y a tellement d’avenues que je veux explorer avec ce projet. Avec la vidéo et l’audio, les possibilités sont infinies et j’ai de quoi m’occuper encore pour longtemps», admet-elle en mentionnant au passage que c’est Trois-Rivières qu’elle explorera prochainement.

«En transposant ce projet ailleurs, comme à Trois-Rivières, mais aussi à Portland, Boston et New York, j’irai valider certaines choses au niveau de la façon dont nous habitons les villes ici, à Sherbrooke, mais aussi ailleurs.»

 


Monique Nadeau-Saumier

Zone-art, Sherbrooke, le mardi 26 mars 2012

«Motifs détourés — Chantal Lagacé, artiste peintre et photographe de la réalité urbaine»


Cette exposition est une continuité dans le regard personnel que Chantal Lagacé pose sur les villes et qu’elle communique ensuite de diverses manières. On se souviendra de son livre Mémento pour tout jour publié en 2007 en collaboration avec la Société d’histoire de Sherbrooke. Ce regard de l’artiste sur le patrimoine architectural de sa ville natale, illustré de photographies et de dessins, cherchait à mettre en valeur certains éléments décoratifs du vocabulaire architectural des édifices de Sherbrooke, comme autant de traces laissées par des artisans anonymes.

Puis, en 2009, l’exposition PLAN B, présentée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, poussait encore plus loin le regard intuitif que Chantal Lagacé porte sur la ville. Selon les mots de l’artiste « mes oeuvres sont des transpositions, des interprétations suggestives de thèmes sur la notion du temps perçu en ville.»

Plus récemment, en juin 2011, Chantal Lagacé a réalisé une oeuvre d’art public dans le cadre du Programme d’intégration des arts à l’architecture mis en place par la division de la culture de la Ville de Sherbrooke. Si les maisons et les arbres pouvaient parler… cette sculpture en acier Corten et acier inoxydable est installée à proximité du nouvel édifice Édouard-Moreau qui abrite le Service de police de Sherbrooke. De forme carrée, la sculpture fait référence au concept de territoire, tout en s’inspirant du paysage urbain de Sherbrooke.
L’exposition Motifs détourés, présentée du 24 mars au 29 avril 2012, dans le cadre du 10e anniversaire de la Maison des arts et de la culture de Brompton, comprend de nouvelles oeuvres toujours inspirées par la trame urbaine et les transformations qui la modifient au cours des ans.

Dès la grande salle d’entrée, le visiteur est confronté à deux oeuvres de grandes dimensions, 100 ans 2010, et Rue du Parc 2011. Des oeuvres qui, de par leur sujet, interrogent et analysent divers aspects de la réalité urbaine. Une belle entrée en matière qui démontre comment Lagacé explore cette réalité depuis son retour dans sa ville natale, il y aura bientôt vingt ans, en utilisant à la fois la peinture, le dessin, la photographie, les articles de journaux, tous éléments relatifs à l’urbanité.

Inspirée par le cahier spécial, publié en 2010 pour souligner le centième anniversaire du quotidien sherbrookois La Tribune, cette grande fresque présente des coupures de presse aux titres significatifs, des photos et dessins d’architecture. L’artiste dégage les relations d’autant d’éléments hétéroclites en leur surimposant des traits de peinture et de grandes taches gestuelles de couleurs vives. C’est ainsi que des substances banales, inertes, mortes, sont agrégées au tableau pour qu’elles se mettent à vivre de la vie même de l’oeuvre.

L’exposition présente aussi une série de 10 petites oeuvres sur le thème des premiers habitants à l’époque de la fondation d’un pays, d’une ville. Ces personnages historiques sont assemblés à partir d’éléments disparates : porcelaine, verre, métal, etc., que Chantal Lagacé ramasse au cours de ses promenades dans la ville. Sorte d’archéologue de surface, cette « glaneuse urbaine », comme elle se décrit, construit ces portraits imaginaires à partir de fragments, de rebuts qui l’inspirent et qu’elle conserve précieusement pour un usage futur. C’est ainsi qu’est née une galerie des gens qui ont façonné notre histoire et qui comprend, entre autres : un amérindien, le roi, la reine, le seigneur, un colon, une fille (du roi?), un ecclésiastique, bref, autant de silhouettes amusantes nées de la fertile créativité de l’artiste.

Malgré l’espace d’exposition restreint de la Maison de la culture, on a réussi à présenter un survol cohérent de la production artistique récente de Chantal Lagacé, y compris cette vue en plongée de la trame urbaine qui n’est pas sans rappeler les images satellites tirées de Google Earth. Ici l’artiste s’amuse à reconfigurer une ville réelle ou imaginaire, dont les quadrilatères bien ordonnés se transforment, par des lignes de contour grises, en élévations d’édifices inventés.

En plus des oeuvres citées précédemment, on trouve une soixantaine de petites oeuvres intitulées Fragments, dont certaines sont tirées de son livre Mémento pour tout jour, pour être «détourées» comme elle dit, en interventions comprenant peinture et photos découpées, certaines présentées en trois dimensions.

Le site de la Maison de la culture et des arts de Brompton, entre la rivière Saint-François et une zone jadis industrielle, est le décor parfait pour une telle exposition. La proximité d’un site ferroviaire désaffecté n’est pas sans référence à l’intérêt de Chantal Lagacé pour la vocation industrielle du quartier Ouest de Sherbrooke dans lequel elle a grandi. L’artiste s’y est reconnue, tout autant qu’auprès de cette rivière aux rapides tumultueux, semblables aux chutes qui ont présidé à la naissance de la vocation manufacturière de la région. Le très beau parc qu’on y a aménagé invite à considérer l’importance du paysage dans la réalité urbaine et son influence positive sur la vie des citoyens.

C’est dire qu’il faut profiter de l’occasion offerte par la Maison de la culture de Brompton pour admirer, jusqu’au 29 avril 2012, un survol de l’oeuvre de Chantal Lagacé, peintre et photographe de la réalité urbaine.

Exposition : Motifs détourés – Chantal Lagacé, artiste peintre et photographe de la réalité urbaine Lieu : Maison de la culture et des arts de Brompton Date : Du 24 mars au 29 avril 2012